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Une recherche au service des marchés |
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Quand et comment développe-t-on un nouveau produit ?
par Benoît Magny, directeur R&D de Cray Valley
« On vérifie d’abord la faisabilité du développement souhaité. Il s’agit de s’assurer que le produit imaginé n’est pas déjà breveté, que ses matières premières sont accessibles, et que son statut réglementaire ne gênera pas sa mise sur le marché.
Puis on définit la cible : les équipes de la R&D conceptualisent la molécule qui répondra au problème. Enfin, on va donner corps au nouveau produit dans nos laboratoires de Verneuil-en-Halatte, à travers les quatre étapes clés que sont la synthèse, l’analyse, l’application et le pilote. Il s’agit d’un travail souvent itératif qui peut se dérouler sur plusieurs mois. » |
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Les étapes de création d'un nouveau produit...
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Du dessin de la molécule à la production expérimentale, la genèse en images d’une résine au Centre de Recherche de Verneuil-en-Halatte.
Etape 1 > la synthèse
Une fois le produit cible conçu, et sa molécule « inventée » (dessinée), on le fabrique en laboratoire sur des réacteurs de 1 à 2 litres. Une opération souvent complexe, réalisée à partir d’un plan préalable, et qui peut nécessiter plusieurs essais pour atteindre le résultat voulu.
Etape 2 > l’analyse
Il faut ensuite vérifier la conformité de la structure chimique du produit au dessin initial de la molécule. C’est le rôle de l’analyse, qui doit en outre repérer les impuretés et sous-produits générés lors de la synthèse.
Etape 3 > l’application
Les essais d’application permettent de s’assurer que la résine remplit bien les fonctions en vue desquelles elle a été créée. Le comportement du nouveau produit est passé au crible dans des conditions très diverses. Cette phase conduit souvent à des adaptations de la molécule initiale.
Etape 4 > le pilote
A ce stade, le produit a prouvé qu’il répondait bien à la finalité attendue, mais on ne peut pas passer directement à la phase industrielle. Car une chose est d’opérer la synthèse chimique dans un petit récipient, avec une température à peu près homogène, autre chose de produire dans un réacteur de plusieurs dizaines de mètres cubes… D’où l’importance du pilote (un réacteur de 60 litres à Verneuil-en-Halatte) : il révèle les éventuelles modifications de comportement liées au changement d’échelle par rapport au laboratoire, ce qui permet d’affiner le procédé de fabrication du nouveau produit.
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